À Dinan, le député Hervé Berville au travail jusqu’au bout du mandat - Le Télégramme

29 Mar 2022 Hervé Berville Presse

Le 18 juin 2017, Hervé Berville, était élu député de la circonscription de Dinan. Alors que la campagne pour les législatives 2022 se prépare, le jeune macroniste, originaire de Pluduno, revient sur son premier mandat, sans confirmer sa candidature à sa propre succession.

Point bilan de fin de mandat….est-ce pour mieux repartir ?

Ce matin, j’étais en rendez-vous avec le maire de Corseul. Comme tous les lundis, je suis sur une commune du territoire, mon mandat n’est pas terminé. On se doit d’aller jusqu’au bout, je serai député jusqu’au 12 juin prochain, en respectant le temps de la vie démocratique de la campagne. Je continue d’accompagner les communes, je ne m’arrête pas, et nous y évoquons le plan de relance, le plan friche, la rénovation thermique… Je donnerai ma décision après l’élection présidentielle, un obstacle après l’autre !

Vous semblez très engagé dans la campagne d’Emmanuel Macron, mais y a-t-il véritablement une campagne avec ce candidat ultra-favori ?

Oui, je m’inscris en faux avec ceux qui disent que les résultats sont connus d’avance. Nous devons continuer de travailler et expliquer en quoi le président Macron est le plus à même de gérer l’indépendance de notre pays, parler plein emploi et rémunération du travail, ruralité, lutte contre les déserts médicaux… Le président apporte les solutions les plus durables qui permettent à la France de sortir des différentes crises, sanitaires, écologiques, ukrainienne… Cette petite musique qui considère qu’une élection est jouée d’avance est une fausse musique avec laquelle il ne faut pas se laisser bercer. Nous devons chaque jour être sur le terrain pour convaincre.

À l’issue de ce premier mandat, quel regard portez-vous sur la circonscription de Dinan ?

C’est une circonscription très diverse, avec des situations et des réalités très différentes que l’on soit sur les communes du Guinefort ou sur la côte d’Émeraude. Ce ne sont pas les mêmes enjeux, même si évidemment, on retrouve des éléments similaires. C’est une circonscription passionnante qui demande un investissement plein et entier, car vous ne devez pas, et ne pouvez pas, donner les mêmes solutions à Pleudihen ou à Landébia. Au-delà de cette diversité, il y a aussi un vrai projet collectif, avec des entreprises, des associations, des élus, des habitants connectés à leur territoire, pour le rendre toujours plus attractif. Nous avons une fierté commune d’appartenir à ce territoire.

Quel a été pour vous le dossier local le plus difficile à gérer ou restant à gérer ?

La plus grande difficulté demeure la structure de l’élevage breton avec la situation agricole et celle des pêcheurs depuis le Brexit ; il faut se battre au quotidien pour que perdurent leur activité et leur développement. Nous devons faire en sorte d’être en capacité de transmettre les exploitations et assurer une revalorisation du prix face à cet effort du travail. Le kilo de cochon a une valeur ; les citoyens, les centrales d’achat ou les collectivités doivent payer au juste prix. Notre agriculture est aussi un élément garant de notre souveraineté.

Qu’en est-il du sujet de l’hôpital de Dinan ?

Il y a six ans, on parlait d’un hôpital unique, la situation a beaucoup évolué avec des investissements de l’État et le Ségur qui a permis notamment une meilleure rémunération des soignants. Sur l’hôpital de Dinan, l’investissement est sans précédent, il est le premier de toute la France à recevoir une enveloppe de 80 M€. Un acte de confiance sans précédent pour la modernisation et le maintien des services dont les urgences. L’accès au service public de santé sur notre territoire est une priorité.

De quels choix ou votes, à l’Assemblée nationale, êtes-vous le plus « fier » et satisfait ?

On n’en voit pas encore les résultats, mais le vote de la cinquième branche de la Sécurité sociale sur la dépendance et la perte d’autonomie en fait partie, on attendait depuis 30 ans de mieux accompagner les personnes âgées. Un second élément est le vote de la loi sur la solidarité internationale, dont j’étais le rapporteur.

Si vous repartez, quels seront les axes de votre campagne et vos ambitions sur le territoire, pour le prochain mandat ?

La question n’est pas là ; mon ambition à court terme est de défendre les sujets de la campagne présidentielle : santé, éducation, changement climatique, dépendance énergétique ou agricole… Une fois qu’on aura transformé l’essai, on se reverra !


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