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À peine revenu du Rwanda, Hervé Berville, député de la circonscription de Dinan (Côtes-d’Armor), retrouve l’hémicycle. Au programme : la sortie du Grand débat et le projet de loi sur la dépendance et la perte d’autonomie, l’une des priorités du gouvernement. L’élu évoque également « une assemblée de Bretagne » aux pouvoirs renforcés.

Hervé Berville, député de la circonscription de Dinan (Côtes-d’Armor), revient du Rwanda, où il a représenté le gouvernement français lors des commémorations

du génocide de la population tutsi. Il évoque aussi le sujet de la dépendance, sur lequel il va travailler au sein d’une commission, afin d’aboutir à un projet de loi à l’automne, et enfin le rôle des Régions.

Il y a une semaine, vous représentiez le président de la République au Rwanda… Quel bilan tirez-vous de ce voyage ?

Tout s’est bien passé. L’accueil a été chaleureux. Le président Kagamé a été très sensible à la présence d’un envoyé personnel du président de la République. Lors de mes différents déplacements, j’ai pu constater que le peuple rwandais appréciait que la France commémore ce génocide à ses côtés.

Lors de mes entrevues avec le président Kagamé, j’ai évoqué les décisions du président Macron de créer une journée de commémoration du génocide tutsi le 7 avril, d’inscrire ce génocide dans les manuels d’histoire de terminale et enfin de constituer une commission d’historiens et d’experts pour connaître toute la vérité sur ce drame qui a fait un million de victimes.

Certaines voix en France ont regretté que le président Macron ne se déplace pas lui-même…

C’est une polémique franco-française. Je n’ai ni perçu ni entendu ni vu la moindre chose en ce sens. La normalisation des relations entre nos deux pays est définitivement sur la bonne voie…

Après cette parenthèse internationale, vous retrouvez donc l’hémicycle ?

Tout à fait. Et il y a du pain sur la planche. La sortie du Grand débat, bien sûr… Mais je vais participer également, dès cette semaine, à une commission de travail sur la dépendance, qui devrait aboutir à un projet de loi à l’automne. Ce dossier de la dépendance devient une priorité, notamment pour les Côtes-d’Armor : le nombre des personnes de plus de 85 ans devrait être multiplié par trois d’ici à 2050. Nous allons réfléchir à partir des pistes préconisées dans le rapport Libault sur le grand âge et l’autonomie.

La dépendance est une compétence du conseil départemental… Vous allez donner plus de moyens au Département ?

Ce qui ressort du rapport Libault, c’est qu’il faut modifier notre système en profondeur. La question des aides et de la prise en charge est une question primordiale. C’est souvent un parcours du combattant pour la personne âgée et pour l’aidant… Il va falloir mettre autour d’une table les Départements, les Agences régionales de santé et l’État, pour clarifier les responsabilités de chacun, notamment sur le financement de cette politique. Personnellement, je considère que la question de la dépendance devrait être prise en charge par l’État. C’est une question d’équité territoriale ...


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