Pays de Dinan. Hervé Berville : « La politique au sens noble du terme, c’est le temps long » - Ouest France

04 Fév 2022 Hervé Berville Presse

En ce début d’année, le député LREM de Dinan (Côtes-d’Armor) Hervé Berville revient sur plusieurs points : l’hôpital, les projets éoliens, le logement… Sans se déclarer candidat pour sa réélection en juin. Pour l’instant.

À quelques heures de recevoir la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, dans sa circonscription de Dinan (Côtes-d’Armor), le député LREM, Hervé Berville, évoque un certain nombre de sujets locaux, ainsi que des applications concrètes sur le territoire. Sans dévoiler s’il sera candidat, en juin, à sa réélection, le parlementaire estime « qu’il y a encore beaucoup de choses à faire ». Entretien.

Après les annonces du Ségur de la santé, l’avenir de l’hôpital de Dinan devrait se dessiner encore un peu plus cette année, avec le projet médical…

Avec les investissements annoncés, on a donné des preuves concrètes que l’hôpital de Dinan, au-delà d’avoir un avenir, a déjà un présent. Les sommes investies sont sans précédent et sans équivalent. C’est une marque de confiance. Il faut rappeler d’où l’on partait. Il y a quelques années, on parlait de la suppression de l’hôpital. On voyait un déséquilibre grandissant entre Dinan et Saint-Malo…

Désormais, c’est le temps de la construction du projet médical avec les soignants, les acteurs du territoire, les différentes instances. Il faut prendre le temps de l’écoute, afin de définir un bon projet d’offre de soins pour notre territoire, qui permet de rééquilibrer le rapport de force et d’attirer des médecins.

À quoi ressemblerait un bon projet ?

J’ai des exigences : les urgences 24 heures sur 24, le Smur, de la médecine post-urgence, des consultations avancées, de la médecine polyvalente… Un bon projet, c’est un projet qui donne davantage à l’hôpital de Dinan que ce qu’il avait il y a deux ou trois ans, que ce soit en qualité ou en quantité.

Dans le pays de Dinan, les projets éoliens ne bénéficient pas forcément de vents favorables : arrêt définitif à Trédias, opposition à Trébédan… Quelle est votre position à ce sujet ?

Je peux comprendre l’exaspération des citoyens, des maires, de voir une forme de développement anarchique des éoliennes. On a besoin du développement des énergies renouvelables. Comme on a aussi besoin de développer, j’en suis convaincu, le nucléaire. Mais il faut le faire de manière ordonnée, concertée et avec une vision de long terme. Tout projet ne peut pas se faire, sans l’acceptation des maires, notamment.

Vraisemblablement, dans certains territoires, il y en a trop. Au niveau de l’agglomération et de la Région, ce serait intéressant d’avoir un schéma de développement, qui permettrait d’éviter d’avoir une multiplication, et parfois même une juxtaposition, de projets éoliens sans cohérence territoriale.

L’association ferroviaire Bretagne-nord a lancé un cri d’alarme, sur le devenir de la ligne Dinan-Rennes. Qu’en pensez-vous ?

Si l’État a mis des moyens sur les petites lignes, c’est bien pour qu’elles soient utilisées. Il y a des investissements massifs des collectivités, le service doit être là. On a inversé la tendance du tout TGV, au profit des lignes du quotidien et du fret. Il faut que tout le monde soit aligné sur cette nouvelle priorité politique. C’est pour moi une nécessité en termes d’accès aux services publics, à l’emploi, et par rapport à l’impact sur l’environnement.

Quels votes à l’Assemblée nationale avez-vous eu à cœur de porter sur la circonscription ?

Quand on a fait la réforme de l’apprentissage, on a été décrié. Dans les Côtes-d’Armor, il y a eu pourtant une hausse de 70 % de l’apprentissage. Très concrètement, ce sont des jeunes qui sont insérés. Le travail, c’est ce qui permet de se réaliser.

Le deuxième point, c’est sur la question de l’autonomie, de la dépendance des personnes âgées. On a mis 500 000 € dans les Ehpad de la circonscription dans des investissements du quotidien. On a fait revalorisé les soignants… Mais il y a encore du chemin à faire.

Il y a également eu le lancement des maisons France services dans chaque canton, pour lutter contre la fracture numérique et territoriale. Le fonds pour le recyclage des friches, aussi. On utilise des financements pour réhabiliter des friches qui existent dans nos communes, au lieu de manger des terres agricoles. Sur les quinze communes lauréates du département, sept viennent de la circonscription. C’est de l’écologie des territoires, concrète.

La question du logement est de plus en plus sensible dans le territoire…

Ce n’est pas concevable que quelqu’un qui travaille dans un territoire ne puisse pas s’y loger. Je crois beaucoup aux réponses adaptées. Avec le Pinel breton que nous avons prolongé, on cherche à favoriser l’investissement locatif. Il y a aussi l’objectif de la réhabilitation de l’ancien. On attend le retour des Petites villes de demain, avec Plancoët, Caulnes, Matignon…, où il s’agit de redynamiser les centres bourgs. Je pense aussi à une meilleure mobilité dans le parc social, pour que le logement soit adapté aux besoins. Il reste encore beaucoup de travail.

Justement, êtes-vous candidat à votre réélection ?

Le sujet arrivera sur la table le temps venu. Ce n’est pas le moment.

Y a-t-il tout de même une tendance ?

Il y a encore plein de choses à faire. C’est dans le temps long que vous transformez les choses. La politique, au sens noble du terme, c’est le temps long.


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